Aimé Césaire

"J’ai plié la langue française à mon vouloir-dire"

Issu d’une modeste famille de sept enfants, Aimé Césaire étudie d’abord au lycée Schoelcher, à Fort-de-France. Grâce aux conseils d’un de ses professeurs, il obtient une bourse pour partir poursuivre ses études à Paris, au lycée Louis Le Grand.

C’est là qu’il rencontre Léopold Sédar Senghor, avec lequel il fonde, en 1934, L’Etudiant noir. C’est dans cette revue qu’Aimé Césaire emploie, pour la première fois, le mot qui, à lui seul, résumera son combat, tant littéraire que politique : la "négritude".

A la veille de la Seconde Guerre mondiale, il publie le Cahier d’un retour au pays natal, texte fondateur à bien des égards, puis rentre en Martinique, pour y enseigner le français. La Seconde Guerre mondiale lui donne l’occasion de forger ses idéaux politiques, la Libération de mettre ces idéaux en pratique.

Pendant plus de 50 ans, il mêle ses activités d’écrivain avec ses mandats de maire et de député. Et se bat à la fois pour la reconnaissance de la spécificité et la richesse de la langue de ses ancêtres, et l’indépendance des colonies françaises.

Faire prendre conscience au peuple noir de la richesse de ses propres racines : tel est donc, depuis plus de 60 ans, le but premier de l’œuvre d’Aimé Césaire. Une œuvre à la fois littéraire et politique qui prouve que le rêve peut être le moteur de la réalité. Et qu’on peut, en même temps, être fier de son identité, et prôner l’universalité.

En 2008, retiré de la vie politique depuis plusieurs années, Aimé Césaire décède à l’âge de 94 ans. Il reste une figure incontournable de l’histoire martiniquaise et l’un des derniers fondateurs vivants de la pensée négritudiste.

Source : http://www.evene.fr/

POÈMES DE AIMÉ CÉSAIRE

Ressources du CDI : http://www.clg-aimecesaire-ulis.ac-versailles.fr/spip.php?article89
Ressources pédagogiques : http://eduscol.education.fr/cid76165/explorer-l-oeuvre-d-aime-cesaire.html